JEUDI 19 SEPTEMBRE ; Groupe 1 ; ST PAL DE MONS

Publié le par les pieds plats

JEUDI 19 SEPTEMBRE ; Groupe 1 ; ST PAL DE MONS
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JEUDI 19 SEPTEMBRE ; Groupe 1 ; ST PAL DE MONS
JEUDI 19 SEPTEMBRE ; Groupe 1 ; ST PAL DE MONS
JEUDI 19 SEPTEMBRE ; Groupe 1 ; ST PAL DE MONS
JEUDI 19 SEPTEMBRE ; Groupe 1 ; ST PAL DE MONS
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JEUDI 19 SEPTEMBRE ; Groupe 1 ; ST PAL DE MONS
Notre guide Maurice a guidé 35 P.P. pour une randonnée autour de St Pal de Mons, belle balade par un temps clément, bonne ambiance, bref nous avons passé une belle journée.
Quelques informations sur la balade:
Nous avons traversé le village de LAVAL et ensuite rejoint la rivière Dunières et traversé un pont ; certains ont pu voir le vestige d'un moulin où se trouve encore la voute de sortie de l'eau, les ruines de la chambre à eau et le bief amenant l'eau..
Nous nous sommes arrêtés à la chapelle de St JULIEN pour faire la pause déjeuner.Elle est située sur une butte rocheuse dominant un méandre de la Dunière à proximité du hameau de Laval, sur la Commune de Saint Pal de Mons. Le site est en lui-même très pittoresque et assez sauvage.

C’est une chapelle romane. Son origine remonte, si l’on se fie aux particularités de sa construction (édifice à une seule nef, divisée en arcatures séparées par des colonnettes aux chapiteaux rudimentaires, une seule fenêtre à plein cintre), au XI ème siècle. Il est mentionné dans un acte de 1258, passé à Saint Sauveur en Rue, du « prieur de Saint Julien la Tourette ». Ce prieuré aurait pu être donné en 1167 par l’évêque du Puy à l’abbé de la Chaise-Dieu. Il releva de cette abbaye jusqu’à la révolution. Il était de bénéfice simple : le curateur, l’abbé de la Chaise-Dieu, percevait la dîme sur quelques villages des environs et n’était pas astreint à résidence. Le prieuré n’avait pas de juridiction propre, puisqu’il dépendait du mandement de La Tour (actuellement sur la commune de Sainte Sigolène). La famille Baillard des Combeaux de Sainte Sigolène en a très longtemps occupé la charge.

L’édifice fut vendu comme bien national ainsi que les biens qui en dépendaient. Après le rétablissement du culte, cette chapelle fut cédée à la Fabrique de Saint Pal de Mons moyennant une rente annuelle de six messes pour le repos de l’âme de Bonnefoy, le donateur. Il appartient actuellement à la Commune de Saint Pal de Mons.

Pendant longtemps, la chapelle servit de lieu de culte aux hameaux dispersés à l’entour, de part et d’autre de la Dunière. Les moines ont dû défricher les terres autour du prieuré et inciter, de la sorte, les villageois à les imiter. La chapelle possédait la statue en bois polychrome de Saint Julien (un Saint Julien qui n’était peut-être pas le soldat romain martyrisé en 304 sous l’empereur Dioclétien) ; une de Saint Jean-Baptiste ; une de Saint Jean-François Régis, l’évangélisateur de la région ; une relique de Saint Laurent mort martyr le 10 août 528 supplicié sur un gril placé sur des charbons ardents. Ces objets sont aujourd’hui remisés en lieu sûr.

Depuis des temps très anciens, cette chapelle était un lieu de pèlerinage, le lundi de Pentecôte. Une foule nombreuse venait implorer Saint Julien et Saint Laurent. Les paysans venaient y faire bénir, à cette occasion, du sel ou du son pour les donner à manger à leurs animaux et les guérir, ainsi, de leurs maladies. Pendant la guerre de 14-18, les soldats en permission venaient découper, avec leur couteau, une lamelle de bois de la statue de Saint Julien, pour l’emmener sur les champs de bataille comme relique protectrice. Avant des restaurations datant des années 1950 (?), les murs intérieurs de la Chapelle étaient couverts d’ex-voto ou graffitis, réalisés en remerciement pour les « grâces » obtenues grâce à l’intercession des Saints.

A une époque indéfinie, la travée ouest de la nef (côté rivière) s’est effondrée. Aujourd’hui, on voit nettement, à l’intérieur de l’édifice, au fond de la nef, les arcades incomplètes et, à l’extérieur, les reprises des murs. Le campanile à une cloche est d’une époque assez récente.

Des travaux récents (1917, 1918) ont permis de restaurer la toiture de l’édifice à l’« ancienne » : avec des poutres en bois rond équarries à la main et des tuiles biseautées ayant permis de créer, au-dessus du choeur, l’image d’une coquille St Jacques (emblème des pèlerins). D’autres travaux (2019) permettront de restaurer le sol et les revêtements des murs, voire, peut-être, si des sondages les révèlent, les anciens décors peints cachés sous des enduits récents.

Merci Maurice pour cette journée

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