SEJOUR RAQUETTES ; DU 3 AU 7 JANVIER 2022 ; MORZINE

Publié le par les pieds plats

SEJOUR RAQUETTES ; DU 3 AU 7 JANVIER 2022 ; MORZINE
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SEJOUR RAQUETTES ; DU 3 AU 7 JANVIER 2022 ; MORZINE

MORZINE du 3 au 7 janvier 2022 (Village club Miléade MORZINE) Cette année, nous sommes seize roturiers du FOREZ de la tribu des Pieds Plats, qui avons décidé de rejoindre l’HAUTURIÈRE dans la YAUTE*, histoire de batifoler un chouïa dans la poudreuse. Le domaine des Portes du Soleil qui s’offre à nos yeux porte bien son nom ; les sommets sont bien enneigés, mais leurs flancs sont restés au soleil ; le paysage est contrasté, comme figé entre deux saisons ; laquelle va prendre le dessus cette semaine ? Avant d’atteindre la chic MORZINE, arrêt pique-nique aux GETS juste après la télécabine du Mont Chéry, histoire de prendre quelques forces pour mieux s’élancer à l’assaut du Belvédère via les Longues Poses et le Plan Bôdit. Nous optons pour une randonnée sans raquette, ce qui ne pose pas de problème à la montée. Le retour par les Terrasses Moillombert, où on s’enfonce parfois jusqu’au genoux dans une neige peu dense est plus coquin et prête à quelques galipettes. À l’approche du Bouchet on retrouve davantage d’appuis ; puis vient la Grange, et l’on rejoint la ville où nous flânons à la tombée de la nuit entre les illuminations de ses rues commerçantes (Nous avons fait 5 km à la louche… Donc 9 Km pour 400 m de dénivelé). Arrivés peu après 17 heures à l’hôtel club pour notre installation, nous attaquons notre premier apéro, avant de nous lancer à l’assaut des buffets préparés avec goût par une équipe dynamique et talentueuse. Nous sommes surpris de constater que l’hôtel est bien complet ! Il est rempli de familles Belges encore en vacances, ce qui donne une certaine animation, un peu bruyante… Et c’est après une promenade digestive qui nous a conduit du cœur de la ville à son bourg que nous avons pu enfin rejoindre nos chambres pour une nuit réparatrice. Ce mardi, le temps reste nuageux et frais, mais stable. Donc c’est parti avec nos guides pour deux demi-journées, raquettes aux pieds. Le matin nous cheminons avec Hervé et Ingrid au Nord/Est de Morzine, sur le flanc de la montagne de Séraussaix, entre les Maisons de Zore et le Col de la Croix des Combes à plus de 1500 m d’altitude, histoire de tester le groupe tout en profitant d’une neige encore abondante. La pause déjeuner au chaud est appréciée. L’après-midi, avec Ingrid et Jean-Luc (un autre guide à la louche), direction le Col d’Encrenaz (1433 m d’altitude), à l’Ouest/Sud-Ouest de Morzine, où nous sommes allé taquiner les flancs du Roc d’Enfer, côté du Char des Quais, « dré dans l’pentu » comme ils disent (« droit dans la pente »). Sous le petit vent qui nous perce, le temps s’éclaircit, et nous apercevons nos premiers chevreuils de l’année. À notre retour le bar nous offre le vin chaud… Vous devinez la suite, Spa, Apéro, Diner, Café, etc. et petite virée en ville malgré la pluie qui s’invite. Cette nuit la neige est annoncée, alors allons nous coucher pour mieux découvrir le lendemain un nouveau décor, un vrai décor montagnard ; enfin ! Tout est saupoudré de blanc, ce qui nous redonne des couleurs ( ?) Pour ce mercredi, on garde la même organisation raquettes (deux demi-journées) mais on perd quelques raquetteurs qui se mutent en skieurs. Le matin, nous retournons dans le secteur du Roc d’Enfer avec Hervé et Jean-Luc à partir de La Villiaz. Temps de saison, il neige sur nos bonnets, mais le soleil est dans nos cœurs. Nous avançons sur une piste que l’on quitte régulièrement pour cheminer entre les pins sous la Pointe Ratti, jusqu’au chalets d’alpage des Praz qui accueillent nos libations à base de thés chauds. Après la pause déjeuner à l’hôtel, direction la Montagne de Seraussaix, un peu plus près d’Avoriaz que la veille. Nous partons de la ferme du même nom en direction de l’arrivée du télésiège de Séraussaix à 1755 m d’altitude, pour ensuite basculer derrière l’arête de Super Morzine, l’occasion de se lâcher « dré dans l’pentu » en faisant sa trace et en évitant les chutes artistiques. C’est sous un ciel qui se dégage de plus en plus mais avec un air de plus en plus vif, que nous contournons l’arête de Super Morzine en ubac jusqu’au Col de la Croix des Combes, et que nous filons sous le télésiège de Zore pour rejoindre la route près du téléski du Baron. Belle journée hivernale. À notre retour, le bar nous offre le chocolat chaud accompagné de Génépi. La suite, vous connaissez, Spa, Apéro Fondue, Repas raclette, et tartiflette (Ha ! le trio gagnant des fromagers) et ensuite pour certains, le bonus avec un match de Hockey. Jeudi, dernier jour de raquettes, la journée s’annonce ensoleillée et froide, on garde donc la même organisation, et le groupe se réduit à 10 par suite d’une mutation ADN (Assez De Neige) de raquetteurs en skieurs. Comme disait Nicolas Helmbacher, « La montagne nous offre le décor… À nous d’inventer l’histoire qui va avec ! ». Avec Hervé et Jean-Luc, direction Le Praz De Lys ; départ juste après l’intersection avec la route du col de l’Encrenaz (côté opposé aux randonnées précédentes). Nous partons en direction de la Pointe d’Uble en longeant le Boutigny jusqu’au pont de la Crotte, pour atteindre, après quelques détours Le Rosset, d’où nous lorgnons tout à loisir une bande de mouflons à la taille imposante. La balade est plaisante, la montagne est belle, la neige est agréable, c’est une belle journée comme on les aime. Après notre pause déjeuner au chaud, nous nous retrouvons à moins d’un kilomètre à vol d’oiseau de notre départ du matin, aux Félires. Nous sommes sous le Mont Caly et sous le Mont Chéry, des noms poétiques pour des promesses tenues : une magnifique balade au panorama exceptionnel sur tout le massif du Mont-Blanc et le Mont-Blanc lui même qui se dévoile enfin timidement. Nous montons au Mont Caly et nous poursuivons en direction du Col de Lachat dans la Gouille Salée. Nous sommes à 1550 m d’altitude et nous avons un panorama de rêve sur 720 degrés ; ben oui, si on tourne 2 fois sur soi-même ! Subjugués, nous tentons alors de comprendre ce proverbe Tibétain « Quand tu es arrivé au sommet de la montagne, continue de grimper »… L’ivresse des hauteurs sans doute ? Soyons certains qu’avec Lao Tsu on prend de la hauteur et qu’avec Leng Dsou on en perd. Pour ce qui est de l’ivresse, sitôt rendus comme on dit on va s’en jeter un derrière le gosier, histoire de clore en bons gaulois ce mid-week montagnard. Nous commençons par partager avec nos guides le verre de l’amitié avant d’aller se détendre au Spa et de se retrouver tous ensemble pour continuer avec quelques verres apéritifs (quand on aime, on…). Après le repas, petite virée, courte mais rafraîchissante, en centre-ville avant de tomber dans les bras de cette chère et tendre Morphée… Vendredi matin libre… Certains vont magasiner, d’autres vont rêver de plongée sous-marine au lac de Montriond ; Brrr ! Après le repas et le dernier café, retour « at home » sous un ciel maussade… Sauf à l’arrivée où le ciel se dégage comme pour mieux nous accueillir. Mais on est pas dupe ; l’année prochaine, « nous nous en allerons » à nouveau ! Alain Colombet * La YAUTE, c’est ainsi que les Savoyards appellent la Haute Savoie ; comme les Ligériens qui désignaient (mais l’usage se perd) la Haute Loire, la HAUTE.

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