AVEIZE, Aprilis, XIX, MMXII

Publié le par les pieds plats

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Ce sont 17 descendants des Gallo-Romains, à la verve Gauloise, à l’ardeur Romaine, qui ont osés braver le tout puissant Jupiter, Dieu du ciel, du temps qu’il fait, de la foudre, et du tonnerre pour partir, malgré les mauvaises augures des cartomanciens cathodiques, à la recherche de l’aqueduc de la BRÉVENNE.

 

Ils espérèrent le situer grâce à la table d’orientation du Bois des Courtines, à 933 mètres d’altitude. Mais leur déception fût à la hauteur du lieu ; même le Mont Blanc habituellement si arrogant, resta dissimulé derrière un rideau de nuages opaques. aveise2 (1)

Direction « Les Étoiles » et son promontoire à 838 mètres d’altitude, où ils pourraient prier la Vierge qui domine DUERNE de leur indiquer la bonne direction. Peine perdue ; elle resta de marbre.

Dépités, mais obstinés, ils reprirent leur quête sur les sentiers accueillants des Monts du Lyonnais, croisant des lieux-dits, espacés de dix lieues, jusqu’à franchir le ruisseau du Bois Rizon qui les conduisit à MONTROMANT. Une page allait se tourner.

buvetteL’Auberge de la Vallée les accueillit le temps de leurs libations et le temps qu’une averse coquine et soudaine passe comme un mauvais présage sur leurs têtes. Le ciel allait-il leur tomber sur la tête ?

Ils partirent néanmoins chercher dans ce bourg paisible, une trace, un repère, un signe, un indice qui les mettrait sur la voie de l’aqueduc. Rien dans l’église… ils s’enfoncèrent alors dans une traboule, et à son débouché, Euréka ! Là devant eux, la preuve qu’ils étaient sur le bon chemin.

Un parchemin mural leur conta toute l’histoire de ce grand chantier, de A, comme Aqueduc jusqu’à R, comme Romain. La reconstitution d’un tronçon de l’aqueduc au cœur du village avait quelque chose de magique. Quelle aventure pour amener l’eau potable à Lugdunum.

1L’aqueduc de la BRÉVENNE, avec ses 70 km de canal, maçonné, voûté, enterré, ses ponts-canaux, ses files d’arches et ses deux siphons, conduisait les eaux du vallon d’ORJOLLES (au pied d’AVEIZE), à FOURVIÈRE seulement distant de 26 km à vol d’oiseau.

Il était temps de partir côtoyer cet aqueduc dans le secteur de la Grande Goutte et de Sanigon, près de sa source.

Magnifique, stupéfiant ; des vestiges encore intacts depuis près de deux mille ans, visibles seulement là où des éboulements les ont fait

surgir !

Quelle découverte, quelle leçon ; l’histoire de nos racines mise à jour par… les racines des arbres.

Sont fous ces Romains !

L’aqueduc de la BRÉVENNE est l’un des quatre aqueducs qui alimentaient notre actuel LYON. Il avait aussi ceux de l’IZERON, du MONT D’OR, et du GIER. canalisation

Belle leçon d’humilité !

De quoi rêver et de quoi avoir envie de partir à leur découverte.

De retour à AVEIZE, la troupe, fière de son aventure, se retrouva à la plus proche taverne pour se régaler d’hydromel et de cervoise, et se féliciter d’avoir bénéficié d’un temps plutôt clément et parfois ensoleillé.

(AVEIZE, le 19 avril 2012)

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