CHAMALIÈRES-SUR-LOIRE (517 m) 19/7/2012

Publié le par les pieds plats

5Temps idéal pour cette escapade ; aussi voici venir seize manants au dernier crapahut de la saison, une randonnée Velaysienne, aux abords des gorges de la Loire, où l’histoire réveille notre imaginaire, et la géographie notre soif d’évasion. Une sortie de 26 Km pour 850 m de dénivelé en rive gauche du plus grand fleuve de France, aux confins de Chamalières-sur-Loire et de Retournac. L’ambiance est de la même couleur que le ciel ; seules les joues rosissent sous l’effort, à l’attaque du GR3 que nous suivons jusqu’à Tarrier. De là, on rejoint Mans-Haut, puis Gammard en terrain découvert, avant de monter dans le Bois de Boursier par de belles sentes méconnues pour la plupart, jusqu’au pied de Roche-en-Régnier qui nous toise du haut de son donjon. Il fait chaud et l’eau coule à flots dans les gosiers assoiffés. Le donjon nous montre le chemin.3 Cette ancienne baronnie du Velay (850 m), une des plus ancienne seigneurie déjà mentionnée au Xe, mérite le détour. Le bourg médiéval de Roche autrefois clos, compte plusieurs belles maisons bourgeoises et patriciennes qui témoignent de son riche passé ; le porche de la prévôté se dresse fièrement en son milieu ; mais de son château il ne subsiste que le donjon circulaire, emblème de cette commune. Une halte dans ce village envoûtant s’impose ; la montée au donjon est raide, mais la vue y est sublime. De la table d’orientation nous apercevons moults sucs, dont celui de Miaune qui nous invite à le rejoindre ; c’est le point culminant de notre escapade, où l’on compte bien se rassasier en terrasse ! Nous rejoignons donc Le Bois, sur le flanc Ouest de la Forêt de Miaune ; encore un effort et nous voici au belvédère de son suc éponyme, qui nous offre à 1066 m d’altitude une vue superbe et méritée ; dur, dur, n’est-ce pas M. G. ? Il faut dire que nous avons pratiquement absorbé le matin tout le dénivelé positif de la randonnée et vidé plus de la moitié de nos outres pour étancher notre soif. 4De gauche à droite s’offrent à notre vue, le plateau de la Madeleine, le suc de Chaumont, la ville de Retournac derrière le château d’Artias, la Loire, les sucs des Ollières et d’Achon, le Pic du Lizieux, le Mont Meygal et son point culminant le Grand Testavoyre cher à Michel, le Mont Mézenc, le Mont Alambre, la Roche du Bachat, le Rocher Tourte, la chaîne des monts du Velay, le Pic de Céneuil, et droit devant le Mont Gerbizon que nous reconnaissons… …Extase ineffable de l’éphémère face à l’immuable ! Les blocs basaltiques forment des terrasses accueillantes aux abords de la végétation, à l’aplomb du suc ; c’est le lieu idéal pour festoyer et s’esbaudir. Qu’il fait bon se restaurer, se reposer et s’attarder un peu en ce lieu enchanté et enchanteur. C’est à regret que nous devons quitter ce lieu délicieux où le temps semble suspendu ; mais pas question de « piquer un bouton », il nous reste tant à voir. Nous descendons du suc en traversant la forêt de Miaune du Sud au Nord pour rejoindre Remège, puis bientôt Orserolles. Les sucs accompagnent encore nos regards quand nous plongeons sur le château de Ribes que nous frôlons ; puis, nous contournons le suc de Chaumont, pour rejoindre Le Corset situé en contre-bas du château d’Artias. Planté sur un piton rocheux à plus de 700 m d’altitude au dessus des gorges de la Loire, ce château féodal en ruines, connu dès l’an mil, défie le temps. Sa petite chapelle attenante du XIIe est de style roman. Il nous toise.6 Nous le défions ! Hardis compagnons, sus aux lutins qui hanteraient ce lieu et se font entendre quand le vent tourbillonne entre les pans déchiquetés de ses murs torturés par le temps et l’oubli. À son sommet, une brise légère et bienvenue lèche la silhouette altière et squelettique du corps de logis du château et nous rafraîchit des pieds plats jusqu’à la pointe des cheveux. Quel plaisir d’être là, en contemplation, dominant les méandres de la Loire entre la plaine circulaire de Vousse (avec au loin Retournac), et Chamalières, comme ont pu le faire avant nous, ses illustres seigneurs. Mais il est déjà temps de quitter ce nid d’aigle pyramidal, de rejoindre notre siècle et de redescendre sur Chamalières…pour retrouver nos cabriolets et leurs chevaux-vapeurs. C’est à Retournac que nous ferons « HALTE » (« Hé, À La Tienne Étienne ! »), avant de nous égailler.

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