LALOUVESC (1082 m), le 8 novembre 2012
(25 Km, 850 m de dénivelé)
Temps ensoleillé, petit vent frais ; Lalouvesc nous accueille du haut de ses 1082 m d’altitude pour nous dévoiler les charmes du pays ardéchois. La troupe des Pieds Plats, forte de
vingt cinq marcheurs se lance donc à la découverte des sentiers balisés de ses versants Ouest – Sud-Ouest.
C’est parti pour une randonnée de 25 km avec 950 m de dénivelé ; pas de raccourci possible. L’étape repas est prévue à mi-parcours et il est près de 9h15 lorsque la troupe s’ébranle. C’est sûr, Pierrot ne mangera pas à midi. Jean-Marc de son côté souhaite une arrivée avant que ne décline la lumière, donc si possible avant 17 heures. Les conditions sont édictées et s’imposent à nous. Nous relevons le défi !
La joyeuse troupe devra donc garder bonne allure et Alain l’aiguillonne dès le départ. Hardis compagnons ! Les sentiers
ardéchois aux couleurs automnales nous montrent la voie et nous accueillent pour mieux assouvir notre passion, la randonnée.
À l’avant le guide suprême (si, si, ça me fait plaisir), et à l’arrière le serre-fil (de téléphone bien sûr). Au milieu la troupe. Elle est de bonne humeur comme à l’accoutumée, tantôt disciplinée, tantôt indisciplinée, bref une vraie troupe de gaulois et qui manie si bien la gaudriole en godillots.
La descente dans le Bois de Versailles est un peu raide et concentre les attentions du peuple. Mais sitôt le fond touché, la
remontée s’annonce et, malgré le léger vent frais qui hante les lieux, « tombe la veste » devient le refrain à la mode.
Les paysages se dévoilent à nos yeux et nous offrent leurs vallons aux couleurs chatoyantes sur fond de ciel clair agrémenté de quelques nuages cotonneux épars. Au pied du Suc de Chante-Graille, à l’approche de la Roche de la Cime, nous contemplons au loin Saint-Pierre-sur-Doux perché à 943 m d’altitude et qui attend notre passage, comme son église d’origine romane qui présente un plafond à caissons tout à fait original.
L’église visitée, direction la Chapelle-sous-Rochepaule, blottie au cœur de la vallée. C’est un village coquet baigné par le
soleil, mais le vent qui remonte la vallée du Doux, ne l’est pas ; sa fraîcheur nous contraints à rechercher un abri au cœur de ses ruelles tourmentées.
Apéro, œuf mayo, digeo ; On ne s’attarde pas plus que nécessaire dans ce village quasi désert au charme envoûtant qui mérite
pourtant le détour … peut-être un soir d’été ?
Nous longeons la vallée jusqu’au pont sur le Doux près du site aménagé du Moulin d’Armand, et nous commençons notre remontée à la Louvesc peu après l’Arzailler.
Bientôt défilent Le Banchet, Chareyres, Chaude Oreille ; les nôtres le sont aussi tant certains n’hésitent pas à allonger le pas, grisés par la montée régulière, dopés par l’espérance d’une mousse bien fraîche à savourer dans un troquet bien chaud…
Passé Bobigneux, nous contournons le Mont Besset, et c’est peu après 16 h 30, que nous envahissons Lalouvesc, point phare de l’Ardèche verte et haut lieu spirituel, objet de pèlerinages depuis de nombreuses années.
Mais la Basilique de style Néobyzantin achevée en 1877, qui accueille les reliques de Saint Jean-François Régis est contournée, et le bar du coin de style bistrot proche de la place du Lac et qui abrite des tonneaux de Cervoise est investi ; notre pèlerinage à nous en quelque sorte, mécréants errants à la recherche du kilomètre perdu.
Belle journée. À la Vôtre camarades !