(24 Km pour un dénivelé de 850 m)
En ce jour de grâce de la Saint Georges béni par un soleil radieux, 32 randonneurs de la confrérie des Pieds Plats s’étaient donnés comme défi de remonter aux sources de l’histoire, aux confins du Gier, au pied du Pilat. Une histoire riche qui remonte à la nuit des temps et qui témoigne de la présence constante de nos ancêtres en ces lieux où se mêlent la magie, la légende, le sacré, le religieux, et la dure réalité de la vie paysanne.
Notre quête commença à FARNAY, commune calme et pleine de charme, attestée depuis le Xème siècle, perchée entre la vallée du Gier et la vallée d’Égarande, et qui offre une vue magnifique sur les monts du Lyonnais et sur le Pilat. Là se situait probablement un château féodal détruit au XIVème siècle et dont il ne subsiste plus qu’un début de passage souterrain sous l’église.
Son accès nous étant interdit, c’est par des voies extérieures plus récentes que nous nous dirigeâmes vers les gorges du Couzon protégées sous Le Sorbier par un dédale de sentiers destinés à égarer l’importun. Mais l’aqueduc nous montra la voie, et c’est ainsi, qu’empruntant le sentier botanique nous arrivâmes au pied du barrage de Couzon, accueillis par une cascade rafraîchissante.
Achevé en 1811 et inauguré en 1814 par le comte d’Artois, il est un des plus ancien barrage de France. Sa construction très particulière est constituée de trois murailles parallèles reliées entre elles par des contreforts formant ainsi la digue protégée de la poussée des eaux par un talus de terre.
Après une pause admirative sur le haut du barrage (353 m), direction La Rente et la Croix de Crème située à 584 m d’altitude. La pente est raide, le souffle est court, les muscles se durcissent sous l’effort, mais la troupe ne faiblit pas. Bientôt la Croix de Marlin nous indique la direction des Roches de Merlin qui ne pouvaient que nous enchanter.
Lieu magique, lieu de légende, lieu emplit de mystères et de mysticisme, mais pour nous, lieu privilégié d’agapes. La vue est splendide, apaisante. Au nord, les monts du Lyonnais, au sud, les collines du Pilat, au-dessous, la vallée du Gier, au-dessus un ciel bleu d’azur, à l’ouest Saint-Étienne, à l’est Lyon, et au centre, une bande de Pieds Plats qui se les met en éventail et se prélasse sous les rayons du soleil.