LE MONTMIANDON le 03 février 2011 (altitude 680 m)
Départ de CHATINAIS (Altitude 525 m) à l’Est
d’Annonay.
Ciel couvert de stratus, avec des brumes matinales
persistantes.
Température fraîche, mais agréable.
Dès 9h30, treize moutons sont prêts à se repaître de ces beaux sentiers qui
serpentent sur les flancs des collines Ardéchoises pour rejoindre BURDIGNES, aux confins du Parc Régional du Pilat, avant de goûter la vue offerte par le MONTMIANDON.
Après une courte mise en jambes jusqu’au ruisseau de la Tine, puis jusqu’à
Vigneronde, le sentier se relève sous les pieds et conduit le troupeau jusqu’à TOISSIEU, où, le souffle court, il s’abreuve goulûment avant de repartir en direction de la Croix de CHIROL qu’il
contournera.
La montée se
prolonge en tutoyant la croupe d’une colline et offre quelques vues d’autant plus agréables que les nuages retirent un instant leurs voiles de brume pour montrer un ciel bleu azur, avant de le
couvrir à nouveau pudiquement comme pour mieux le faire désirer.
Encore un sérieux effort pour rejoindre BURDIGNES (893 m) et sa ferme
auberge située au cœur du bourg qui attend le troupeau pour lui offrir le temps d’un repas tiré du sac la chaleur de son accueil.
Une heure et demie plus tard, les moutons, un peu tondus par l’addition des
consommations, repartent cependant avec le moral. Il faut dire que le plus dur est derrière eux, et que le chemin du retour s’annonce plus sympathique.
Au passage près du lavoir, planté vers 1600 par les bons soins du ministre
Sully, le vieux tilleul éponyme les replonge un instant au temps d’Henri IV, ce bon roi qui savait aussi bien apprécier le dimanche la poule au pot, que la semaine les poules au
pieu…
La Croix de CHIROL est bientôt atteinte et offre à la vue de magnifiques
paysages parfois embrumés ; mais la couche nuageuse lointaine prive les regards de la majesté des cimes Alpines.
Le beau sentier Forez Vivarais serpente malicieusement jusqu’à Combe Lange
où le troupeau bifurque pour rejoindre le MONTMIANDON. Celui-ci culmine à 680 m, et domine arrogamment ANNONAY.
Chatinais est aussi à ses pieds ; les voitures patientent. La journée, commencée dans
le froid et la pluie verglaçante dans la vallée de l’Ondaine, poursuivit à l’abri des intempéries dans une Ardèche plus clémente, s’achève à regret ; il est 17 heures, 20 minutes et un poil
de secondes.